Les robots d'entraînement : la révolution thérapeutique

  • 12 octobre 2015
  • maxon motor, EC flat
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L'appareil a peu de similitudes avec les presses à jambes des salles de gym. Les seuls points communs sont le siège et les deux plateformes. Toute personne qui s'assied sur l'Allegro (Adaptive Leg Robot) dispose alors d'un partenaire d'entraînement unique au monde qui utilise la technique des robots doux, contient des composants industriels de motorisation et de sécurité dernier cri et qui dispose également d'un système informatique à apprentissage automatique. L'homme et la machine collaborent et obtiennent d'étonnants résultats.

Allegro a été conçu par les deux spécialistes de robotique Max Lungarella et Raja Dravid, fondateurs de la société Dynamic Devices AG. Leur objectif était de construire un appareil high-tech pour les sportifs, une machine extrêmement dynamique capable de surveiller tous les entraînements et de les analyser pour être en mesure de proposer les exercices suivants. L'appareil fonctionne avec un muscle pneumatique qui applique très rapidement des forces importantes aux plateformes. La machine est en mesure de concevoir des exercices à différents niveaux de difficulté.

Exemple : la personne doit suivre au plus près la ligne indiquée en appuyant sur les plateformes ou en repliant les jambes. L'ordinateur réduit ou augmente les forces appliquées, progressivement ou par à-coups. La personne doit donc compenser sans cesse ces variations, ce qui représente un effort considérable mais extrêmement efficace. L'entraînement n'est pas que physique, il est aussi mental. «Notre système stimule cette interaction dynamique», explique Max Lungarella. Et cela fonctionne encore bien mieux que les deux développeurs ne l'ont imaginé au début.

En effet, ils ont découvert presque par hasard l'effet positif de leur système d'entraînement sur les patients souffrant de maladies neuromusculaires ou de problèmes orthopédiques. Certaines personnes ont soudain recommencé à bouger les jambes sur l'Allegro alors que cela semblait impossible. Et les patients victimes d'AVC ont fait rapidement des progrès très importants dans le réapprentissage des mouvements. Des études sont ensuite venues étayer ces résultats. Ce qui a amené les développeurs de cet appareil à robotique douce à se concentrer avant tout sur la rééducation. Et c'est là que les moteurs maxon entrent en jeu.

Pour que l'Allegro puisse être homologué en tant que matériel médical, il doit comprendre un composant de sécurité décisif : une butée réglable qui empêche que la presse dépasse un certain angle. Il s'agit d'un facteur de protection important en particulier pour les patients devenus incapables de plier les genoux complètement. Un moteur EC 45 sans balais se charge de positionner la butée de sécurité. Une fiabilité absolue est un critère majeur, même le critère principal auquel le moteur doit répondre. «Un moteur maxon représente pour nous l'assurance que cette exigence est respectée», déclare Lungarella. La structure compacte et l'électronique intégrée du moteur plat sont des atouts supplémentaires.

Un autre moteur plat maxon, un EC 90 à rotor externe, est chargé du positionnement automatique du siège. Pour cela, Dynamic Devices a combiné le moteur sans balais avec un réducteur planétaire et la commande de positionnement ESCON 50/5. Les entraînements maxon sont un composant important de l’appareil de rééducation et assurent sécurité et confort des patients.

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